L’Artiste du vendredi Rosie Lee Tompkins

Aujourd’hui, découvrez les oeuvres contemporaines de Rosie Lee Tompkins (1936-2006),  une des rares artistes textiles à avoir sa page dans Wikipedia.

Le New York Times l’a qualifiée de « l’une des grandes artistes américaines » et son travail « l’une des principales réalisations artistiques du siècle ».

Cette artiste très discrète était très prolifique, sans pour autant vendre beaucoup de ses oeuvres. Modeste, elle voyait dans son oeuvre une expression de sa foi.

Elle ne travaillait pas beaucoup avec des tissus de récup, mais achetait des tissus pour leur texture (le patch ci-dessus est entièrement fait de velours). Celui ci-dessous comprend (en noir et argent) des éléments de broderies anciennes.

Son travail très libre, sans règles ni mesure, peut être rapproché des quilts de Gee’s Bend, du nom de ce hameau de l’Alabama où des femmes afro-américaines ont créé des patchs lumineux et contemporains (lire le très bel article de Katell ici)


Credits pour les photos: UC Berkeley Art Museum and Pacific Film Archive.

 

Plus de 500 de ses quilts sont dans les collections du Berkeley Museum en Californie, qui lui consacre une exposition jusqu’au 20 décembre 2020 (qui sait, si vous y passez 😉 ).

Plus à voir et à lire dans cet article du New-York Times.

A lire aussi :

21 réflexions sur « L’Artiste du vendredi Rosie Lee Tompkins »

  1. C’est une des femmes discrètes qui sont mises en lumière pour notre plus grand bonheur. Rosie a suivi son instinct et son sens de l’économie (faire avec ce qu’on a…) et nous offre des œuvres vraiment harmonieuses. Elle mérite d’être ainsi mise à l’honneur… malheureusement une année où le public fréquente moins les musées.

    Merci pour le lien vers mon blog Emma !

  2. bonjour
    merci pour ce partage
    oups, ne me correspond pas du tout, quel travail ! couleurs si tristes ! et très fatiguant à regarder… je trouve même que c’est une agression ! c’est pas reposant
    mais, il en faut pour tous les goûts cependant…

  3. bonjour, j’aime beaucoup, mes préférés ne sont néanmoins pas forcément ceux portant les croix de cimetières. C’est un travail fort et sensible et grand merci pour les liens, je découvre grâce à vous notamment la grande diversité de l’histoire du « patchwork ».
    très bon weekend.

  4. Désolée, Emma, mais c’est vraiment le fouillis. Mal fichu du point de vue de la composition, dépourvu de toute harmonie au niveau des couleurs et techniquement parlant le pire qu’on puisse s’imaginer en matière de patchwork.
    On s’étonne alors que ce genre de travail puisse faire l’objet d’un article sur Wikipédia. Et pourquoi toujours aller chercher si loin alors que nous avons des créateurs et créatrices de grand talent en Europe?
    Bon weekend quand-même!
    Christiane

    1. un peu trop radical…..le plaisir de créer et bcp de force et de sentiments pour exprimer sa foi,c’est déjà bien .
      il faut oser se perdre pour trouver son chemin.

  5. Malgré les aspects « faciles à lire », il ne faut pas chercher de figuratif dans ces oeuvres abstraites. Elles sont abstraites aux yeux des spectateurs non initiés ; chaque oeuvre a une signification que seule l’auteure connaît. Souvent, associée à un travail, une étiquette ou un cartouche indique la démarche de l’artiste, explique le pourquoi du comment. Présentées tel quel, les pièces n’ont pas de sens pour nous, hormis bien sûr celles aux croix, réalisée en noir et blanc, qui est un travail de mémoire pour des êtres chers ou pas, disparus en tout cas. Brodés dans une bordure, des noms, des dates, même des heures indiquent la disparition d’un être cher.
    Farouchement amoureuse des matières, l’artiste a surtout voulu en jouer et a créé des oeuvres avec, parfois des effets d’optique, parfois des effets de matières, parfois des motifs évocateurs. Il n’y a pas à vouloir retrouver quelque technique, bloc, représentation, il faut prendre l’oeuvre dans son ensemble et laisser parler ses émotions. Chacun va s’émouvoir à sa façon : peut-être les couleurs, peut-être le format, peut-être la juxtaposition de tissus différents…. C’est sûr, quiconque ne s’en tient qu’au « bien cousu, bien fait, bien d’équerre » n’y retrouvera pas son compte. Une fois de plus il nous servira d’exemple : combien de fois n’a-t-on pas entendu dire, à propos d’un tableau de Picasso, « ça ne représente rien, c’est mal dessiné…. » Alors que si l’on se réfère à sa période rose ou sa période bleue, on s’apercevra que Picasso savait parfaitement dessiner et peindre !!! Mais la représentation d’une idée, d’une émotion passe-t-elle forcément par le « parfaitement recopié » ?
    Une chose m’étonne dans les oeuvres présentées aujourd’hui : que l’artiste n’ait pas employé des tissus autres qu’achetés. Il me semble qu’elle aurait mis plus d’âme encore si ses tissus avaient eu une histoire pour elle…. Peu importe, il n’empêche. Et j’aime ces oeuvres du passé qui viennent témoigner.

    1. A propos de Picasso, il s’en est bien expliqué : bien dessiner n’avait absolument plus aucun intérêt. Que l’on maîtrise une technique et l’on cherchera à sortir des chemins tout tracés.

  6. je n’aime pas du tout: c’est fouillis, les couleurs sont sombres, sauf un… On est perdu, on ne sait pas où regarder. Beaucoup de travail et certainement, pour l’artiste, beaucoup de recherche. Mais chacun ses goûts!!!
    Elle aurait pu utiliser des tissus anciens , ça ajoute une histoire à l’oeuvre

  7. Bonjour, je ne suis pas abonnée depuis très longtemps car novice dans l’art du patchwork. Je regarde systématiquement les artistes du vendredi car cela ravit mon regard et ma créativité. Toutefois, un patchwork est tellement long à faire qu’une fois que l’on a découvert une nouvelle technique avec les artistes du vendredi, il semble difficile de renouveler toutes les semaines.
    Je n’ai pas pour habitude de laisser des commentaires car chacun doit laisser libre cours à sa créativité. Parfois, certaines créations ne me plaisent pas et d’autres, au contraire, explosent voire m’éblouissent mais je ne souhaite pas spécialement partager cette émotion sur un blog. Désolée…
    Livrer un avis sur une création peut être trop rapide, trop superficiel. Les artistes qui décident de mettre en ligne leur création prennent le risque d’un retour critique qui peut être parfois difficile. Pour ma part, je ne m’y risquerais pas. De ce fait, je préfère m’abstenir et conserver ce temps de découverte pour moi.
    Merci de partager vos découvertes

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