L’artiste du vendredi : Kathleen Ryan

Aujourd’hui, découvrez le travail de Kathleen Ryan, qui magnifie des fruits abimés, pourris, en les transformant en sculptures de perles géantes.

 

Plus sur son site et celui très complet de son galliériste François Ghebaly.

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37 réflexions sur « L’artiste du vendredi : Kathleen Ryan »

  1. Bonjour, c’est à la fois surprenant et très beau. Bien plus intéressant que le surfait d’un Jeff Koons. Sans connaître la démarche artistique de Kathleen Ryan je présume qu’il y a là une critique non dissimulée de notre société du gaspillage.

  2. Waouh! Quelle puissance ! J’adore ! A la fois d’une beauté froide,glaçante et et quand même eclatante! de vraies sculptures. Chapeau bas Madame!

  3. beurk! juste après le petit-déjeuner. Je conçois mal que la pourriture puisse servir de support à l’art. Ce travail, même avec des perles- m’est totalement étranger. je n’adhère absolument pas.

    1. Après avoir fait un tour sur le blog et chez le galliériste, je confirme ma première impression: ces fruits pourris me répugnent mais alors vraiment! je n’adhère pas au message subliminal (?).
      En revanche, d’autres séries sont magnifiques: grâce, pureté, beauté tout simplement.
      Une petite question à Emma: pourquoi avez vous choisi ces fruits, délaissant d’autres oeuvres? est ce parce qu’ils s’apparentent – de loin, à mon sens- à de l’art textile?
      Bonne journée à toutes.

    1. Les citrons ont moisi de tout temps, et certainement davantage autrefois en l’absence de réfrigérateur. Si toutefois l’idée est celle du gaspillage, alors il faut prendre autre chose que le citron, qui est très loin d’en être le symbole.

  4. La grappe de raisin est impressionnante de réalisme. Reproduire la pourriture est peut-être une façon de rendre hommage aux micros organismes que sont les levures et champignons qui au bout du compte nettoient la planète en digérant un maximum de nos déchets organiques? Bonne fin de semaine à tous et toutes.

  5. c’est aussi la démarche de beaucoup d’artistes :
    parler du temps qui passe ,tenter de l’arrêter et fixer l’éphémère de l’existence

    1. Oh lala, c’est plus un blog de patch, mais un café philo ici. J’ai 10000 raisons de songer au temps qui passe et qui est passé, le citron moisi, lui, me renvoie juste au nettoyage de mon frigo qui a tardé, et à cet entremet auquel était réservé le citron, et que finalement je n’ai pas fait.

  6. C’est vrai que la nature est extraordinaire et même quand la pourriture envahie les aliments , elle crée des couleurs et des dessins magnifiques , je me suis souvent fait cette réflexion. On peut être dégoutté , mais quelle ingratitude , quand on sait que grâce à la moisissure , la pourriture , nous pouvons nous soigner de maladies qui nous emporteraient ……. Aussi quel bel hommage à ce processus naturel qui nous aide tant et qui permet de boucler la boucle .Au delà de tout ça ces réalisations sont superbes et quel travail ! J’adore !Merci Emma

  7. Merci Emma !
    Merveilles de la nature en perpétuel mouvement, régénération grâce à diversité du vivant dont la richesse est si bien honorée par la multitude de perles. Beau travail de création !

  8. Qu’est-ce que c’est beau…. J’avais découvert l’artiste sur Instagram. Un merveilleux sens de l’observation, un sens de la mise en scène, un goût pour les couleurs et une palette très sûre et puis ce rendu de matière impressionnant. Un vrai beau travail artistique. Bien sûr, il faut aimer la moisissure… Ne pas s’arrêter à la moisissure qui rend l’aliment non comestible. Non, il faut aimer la moisissure pour le pays incroyable qu’elle crée, pour sa matière vaporeuse et veloutée, pour les reliefs qu’elle crée sur des surfaces régulières.. Il faut regarder la moisissure avec des yeux de peintre et pas des yeux de consommateur. N’est-ce pas ce que l’on appelle la « pourriture noble » pour le raisin ? Une sacré réhabilitation et tout un univers nouveau fait de perles et de pierres qui fait devenir le fruit pourri un vrai bijou !

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